Pluie

Biennale de photographie en Condroz « Vibrer »

Du samedi 3 au dimanche 25 août 2019 — Expositions ouvertes les week-ends + le jeudi 15 et le vendredi 16 août, de 10h à 19h  

« Quel joli mot que celui de vibrer ! Il traduit à l’oreille et pour l’œil le bruissement au sein même de la vie ; puisque tout ce qui vit vibre, pour qui sait y voir…
Les vibrations sont partout, nous sommes en elles et elles sont en nous. Après une Biennale consacrée « Au plaisir » et une autre qui nous a fait « Rêver », nous voici à nouveau à l’écoute des murmures humains du monde, et fidèles à une volonté de ne pas séparer l’image de son expérience variée, remuante, indicible.
Et si cette 9e édition est à la recherche de la note juste, c’est encore une fois dans l’écho que peuvent se renvoyer l’art et le paysage, des lieux et leurs habitants, des artistes et un projet, une proposition et son public — mais aussi, tout ce qu’il y a autour et qui ne se voit pas, le geste de créer et l’émerveillement inquiet qui le sous-tend. Car vibrer, c’est toucher du regard. Frôler la corde sensible. Viser un monde sans cible. Ne pas perdre le fil : s’émouvoir ensemble. »

(Extrait de la note d’intention d’Emmanuel d’Autreppe)

La Littérature au prisme de la photographie

Un numéro de la revue Textyles dirigé par Pierre Piret et Nathalie Gillain.

Parce qu’elle interroge la perception et les conditions de la visibilité, qu’elle permet une captation technique de la réalité, la photographie a bouleversé les arts et la littérature, en faisant advenir de nouvelles valeurs et de nouveaux enjeux esthétiques. Tel un prisme révélant par diffraction la composition de la lumière blanche, elle a conduit artistes et écrivains à revenir aux fondamentaux de leur pratique. Ce prisme compte de multiples facettes : il n’impose pas un modèle unique, mais se prête à des appropriations très diverses et toujours révélatrices d’une époque et/ou d’une esthétique données.
Traversant l’histoire de la littérature belge francophone, évoquant plusieurs des grands mouvements qui la structurent, ce numéro met en lumière l’historicité du « prisme photographique » et dégage quelques-unes des grandes questions que le modèle photographique a suscitées depuis un peu plus d’un siècle et demi.

Retrouvez les articles de ce numéro, sur le site de la revue,  ou commandez-le.

Man Ray : l’art des rêves éveillés

Retrouvez une conférence du photographe Luc Quelin pour France-Culture en 2015.

Il « raconte l’amitié de Man Ray avec Marcel Duchamp, Paul Poiret, Berenice Abbott, Kiki de Montparnasse, André Breton…, ses débuts dans le mouvement dada, son atelier de la rue Campagne-Première, l’Hôtel Istria, son influence sur les grands photographes de mode comme Guy Bourdin mais aussi sur des artistes comme Christo (à travers ses emballages d’objets surréalistes)… »

« tous les photographes ont des manies ridicules »: un article de François Bon

 » Je voudrais bien avoir ton portrait. C’est une idée qui s’est emparée de moi. Il y a un excellent photographe au Havre. Mais je crains bien que ce ne soit pas possible maintenant. Il faudrait que je fusse présent. Tu ne t’y connais pas, et tous les photographes, même excellents, ont des manies ridicules ; ils prennent pour une bonne image une image où toutes les verrues, toutes les rides, tous les défauts, toutes les trivialités du visage sont rendus très visibles, très exagérés ; plus l’image est DURE, plus ils sont contents. De plus, je voudrais que le visage eût au moins la dimension d’un ou deux pouces. Il n’y a guère qu’à Paris qu’on sache faire ce que je désire, c’est-à-dire un portrait exact, mais ayant le flou d’un dessin. Enfin, nous y penserons, n’est-ce pas ? « 

Charles Baudelaire, lettre à sa mère, Mme Aupick, le 23 décembre 1865.

Retrouver l’article sur le site de F. Bon: http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article4385